
|
Présentation de la Coopérative des techniciens
ambulanciers de la Montérégie (CETAM)
Fondée en 1988 par une douzaine de membres placés sous
le leadership de Monsieur Jacques Blain, qui en fut le président
et directeur général jusqu’en 1997, la CETAM a acquis
le succès et la réputation qu’elle connaît aujourd’hui
grâce à sa vision unique et à l’implication
de ses membres. Au cours de sa première année d’opération,
la CETAM comptait environ 70 techniciens ambulanciers, 10 répartiteurs
et 3 commis de bureau, tous membres en règle de la coopérative.
Pour assurer le service à la population, la CETAM possédait
alors une flotte de 12 véhicules ambulanciers pour desservir 33
municipalités et répondre adéquatement à près
de 20 000 appels annuellement.
Aujourd’hui, la coopérative est composée de près
de 280 membres et dispose d’une flotte de 38 véhicules ambulanciers.
De plus, la CETAM opère actuellement 8 casernes, réparties
dans les différents secteurs géographiques desservis : Valleyfield,
Rigaud, Delson, Châteauguay, Saint-Chrysostome, Ormstown, Dorion,
Greenfield Park (caserne et siège social). Présentement,
la CETAM assure le service ambulancier auprès de 675 000 personnes
réparties dans 70 municipalités qui constituent un territoire
d’activité de l’ordre de 2 700 kilomètres carrés.
La zone s’étend des frontières ontariennes (Rigaud),
américaines (Covey Hill) jusqu’à l’autoroute
Jean-Lesage (Boucherville) et l’autoroute 30 (Saint-Bruno).
La CETAM est fière d’avoir été, en 1992, l’instigatrice
de l’implantation du moniteur défibrillateur semi-automatique
à bord des véhicules d’urgence. Grâce à
la mise en place de cet appareil, plus de 80 personnes ont à ce
jour été réanimées et ont pu retourner à
leurs occupations quotidiennes, et ce en dépit du fait qu’elles
aient été signalées mortes. Il ne surprendra ainsi
personne d’apprendre que la performance en réanimation préhospitalière
en Montérégie est l’une des meilleures en Amérique
du Nord, en ce qu’elle se compare très avantageusement avec
plusieurs grandes villes américaines très avancées
dans le domaine. Loin d’en rester là, la CETAM a aussi fait
preuve de leadership dans d’autres projets d’implantation
d’appareils à bord des cabines de soins des véhicules
ambulanciers entre 1993 et 1998 : le Combitube,
qui permet une protection des voies respiratoires et une ventilation accrue
pour le patient en arrêt cardiorespiratoire ou victime d’un
traumatisme sévère et l’Epipen,
qui facilite la neutralisation des effets d’allergies sévères
(cette opération permet aux techniciens ambulanciers l’administration
d’un médicament sans supervision médicale, ce qui,
il convient de le souligner, constituait une première au Québec
à cette époque). Depuis, la CETAM a su innover et développer
des programmes de formation, de pair avec l’Agence de développement
de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux
de la Montérégie, pour augmenter la qualité
des soins en préhospitalier, tel que PAMTA (Programme d’administration
des médicaments par les techniciens ambulanciers) qui permet de
traiter à l’aide de médicaments (Ventolin, Nitrolingual,
Aspirine, Glucagon et Epinéphrine) les victimes de crise d’asthme
aiguë, choc anaphylactique, les douleurs cardiaques et l’hypoglycémie
diabétique. Les techniciens ambulanciers de la CETAM ont été
formés pour répondre aux appels d’urgence à
l’intérieur d’un temps moyen de 6,5 minutes dans les
zones urbaines, répondant ainsi aux exigences de l’Agence
de développement de réseaux locaux de services de santé
et de services sociaux de la Montérégie, organisme
responsable des services préhospitaliers en Montérégie.
La particularité de la CETAM réside dans le fait qu’elle
est administrée par ses membres. L’assemblée générale
prend les décisions importantes concernant les orientations de
la coopérative. Afin d’assurer le bon fonctionnement de l’organisme,
les membres ont élu 7 de leurs pairs pour siéger sur leur
conseil d’administration, lesquels s’adjoignent 2 membres
externes. La préoccupation quotidienne des membres de la CETAM
est d’assurer le meilleur service possible à la population
qu’elle dessert et de s’impliquer socialement. La forme d’organisation
coopérative permet aux travailleurs connaissant bien les besoins
de la clientèle, d’influer sur les décisions de la
direction afin que celles-ci soient toujours le reflet précis des
besoins réels, tels que rencontrés sur le terrain. Pour
ce faire, différentes rencontres sont organisées afin, dans
un premier temps, d’informer les membres sur des dossiers particuliers
et, dans un deuxième temps, pour recueillir leurs commentaires
et suggestions. Enfin, un plan triennal est maintenant élaboré,
permettant ainsi de planifier à plus long terme les différentes
actions de la coopérative.
|